Poème
Qui a nombré, quand l’astre, qui plus luit
Qui a nombré, quand l’astre, qui plus luit, Jà le milieu du bas cercle environne, Tous ces beaux feux, qui font une couronne Aux noirs cheveux de la plus claire nuit, Et qui a su combien de fleurs produit Le vert printemps, combien de fruits l’automne, Et les trésors, que l’Inde riche donne Au marinier, qu’avarice conduit, Qui a compté les étincelles vives D’Etne, ou Vésuve, et les flots, qui en mer Heurtent le front des écumeuses rives, Celui encor d’une, qui tout excelle, Peut les vertus, et beautés estimer, Et les tourments, que j’ai pour l’amour d’elle.
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Planète Kassandra ---------- Comme un soleil est sa lune qui luit, Une atmosphère étrange l’environne ; Cette planète ornée d’une couronne Reste éclairée tout au long de la nuit. Nul ne sait rien de ce qu’elle produit, Peut-être bien des fraises en automne ; Qui peut savoir à quoi les gens s’adonnent, Un fier désir peut-être les conduit. Dans leurs cours d’eau sont des anguilles vives, Quelque ondins se baignent dans la mer ; Des basilics patrouillent sur la rive. Leur noble roi tranche une mortadelle, Réconforté par un breuvage amer ; Dans le sous-sol rampent des hirondelles.
Lui Elle ne cherche rien d’autre que Lui, Toujours et dans tout ce qui l’environne. D’épines est confectionnée la couronne, De celui qui l’obsède jour et nuit. Certes, parfois, la jonction se produit, Aux plus douces attentions ils s’adonnent, Mais après l’été arrive l’automne : Une scission de nouveau se produit. Sa douleur est à se moment si vive, Qu’elle pourrait se jeter à la mer Alors qu’à surnager, elle n’arrive. Au fil du temps, seule en sa citadelle, L’abandon lui laisse un goût moins amer ; Elle peut le voir dans une hirondelle.
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