Poème
Comme jadis l'ame de l'univers
Comme jadis l'ame de l'univers Enamourée en sa beaulté profonde, Pour façonner cette grand' forme ronde, Et l'enrichir de ses thesors divers, Courbant sur nous son temple aux yeulx ouvers, Separa l'air, le feu, la terre, et l'onde, Et pour tirer les semences du monde Sonda le creux des abismes couvers : Non autrement, ô l'ame de ma vie ! Tu feus à toy par toymesme ravie Te voyant peinte en mon affection, Lors ton regard d'un accord plus humain Lia mes sens, ou Amour de sa main Forma le rond de ta perfection.
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Je ne sais point expliquer l’univers ; Mais j'aime voir, par une nuit profonde, Les astres clairs dessous la voûte ronde Marchant au ciel sur des chemins divers. D'admiration, j'ai les yeux grands ouverts ; Ce grand cosmos qui roule comme une onde, Ce bel éclat illuminant le monde, Ces cieux, parfois de nuages couverts, Les contempler est la joie de ma vie. Tout m'impressionne, et ma muse ravie Veut aussitôt en tirer un sonnet. Ce qui est beau pour le regard humain, Il a devoir d'en tracer, de sa main, La vraie figure, autant qu'il la connaît.
[...] comme le jadis s’en montre le vestige, Doux comme le Léman et l’herbe de ses bords ; Le souvenir du coeur, [...]
Piaf-Chorégraphe ------------ Son noir regard voit danser l’univers, Ça lui inspire une pensée profonde ; Il saute un peu, puis il danse une ronde Agrémentée de mouvements divers. Ce chorégraphe a les yeux ben ouverts ; Il entend tout, il peut capter des ondes, Il peut sentir l’étrangeté du monde, Plus d’un secret fut par lui découvert. Voici qu’il danse, et la danse est sa vie, Il m’impressionne, et ma muse est ravie, Qui trouve ça plus subtil qu’un sonnet. C’est un oiseau, plus léger qu’un humain, Qui de très haut survole nos chemins ; Il est très fort, ça, je le reconnais.
Piaf-Chorégraphe ------------ cinquième vers, «bien ouverts».
Yinsoul, Yangsoul ------------ Il a deux âmes, l’univers, Deux puits de sagesse profonde ; L’une et l’autre sont vagabondes, On les trouve en des lieux divers. Ceux qui dorment les yeux ouverts Captent de ces âmes les ondes ; Elles n’éclairent point le monde Car elles restent à couvert. Par notre mort, par notre vie, Par notre chair inassouvie Chacun de nous les reconnaît. Pour nous guider sur leurs chemins, Nous nous aidons des parchemins D’un sage ermite japonais.
* * * ---- Prends un peu de bière, Léosaure de sinople, C’est ton apéro.
*** -- Dansent les deux âmes Du léosaure de vair Le quinze décembre.
*** -- C'est l'âme d'Abel Avec l'âme de Caïn Dans un même corps
Âme sans corps et corps sans âme ?
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