Poème d’un membre
Noël païen
par CathyVoleMembre
Splendide et candide, la ville dans le noir S'émerveille. Guirlandes rutilantes, étoiles De perles, tissent aux arbres nus leur toile Et habillent de rêves blancs les soirs Noël, féérique, sertit les boulevards D'argent et de moire! Clignotent les voiles Aux fenêtres couleur de carnaval Noël magique, se maquille et se pare Et prépare à sa fête familiale. Les marchés brillent, grouillent les magasins Les cadeaux s'empilent au pied du sapin Et la nuit crie qu'elle ne sera pas frugale Gavés pour la fête les frigos sont plein Comme le seront les poubelles matinales Le lendemain de veille... car c'est normal Pour Noël, on déploie les grands moyens Sans le vouloir, on perpétue l'Histoire Délivrés même d'y croire. Noël païen Flamboie dans les maison sans nul besoin Autre que d'être avec les siens et de boire Ensemble à la ferveur du moment saint Saint par sa chaleur, quand l'heure désespoire Quand il fait peur, quand l'année déboire Un peu coupable face à ceux qui n'ont rien Mais festoyant quand même. Et jusque tard On rigole aussi fort que les gosses braillent On picole et on se goinfre et ça déraille Souvent. A Noël personne n'est avare De sentiments. Le lendemain s'étale Encore. Les plus vaillants reprennent à boire Et on baille sans cacher qu'on en a marre Noël s'achève en écoeurement général Et pourtant lorsqu'on défait le sapin Un vide triste et glacial partout s'installe Janvier grisaille sur les longs visages pâles Et l'hiver commence quand Noël s'étein
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