Poème d’un membre
Corneille
par CathyVoleMembre
Je ne t'aime pas corneille, ton coassement me gèle Pourtant quand je te vois là bas, seule sur le toit j'admire la rigueur anguleuse de ton profil sombre qui dans le ciel se détache comme le font les ombres découpées au ciseau du théâtre chinois Ta noblesse immobile me fait oublier ce pas malhabile et raide que tu prends sur les décombres de ceux que ton bec vorace et charnu démembre et déchiquete minutieusement en guise de repas Mais si le noir profond de ta robe peut parfois racheter la funeste allure, le cri immonde, le vol épais et le noir présage de la ronde Qui s'approche en planant des restes de sa proie, La figure obscure qui couronne les mâts et inquiète les ciels blancs et les plaines blondes de son cri silencieux ne survit que dans l'ombre mystérieuse d'un lointain là bas... Suffit-il qu'elle s'approche Elle perd toute son aura Septembre 2014
Commentaires (1)
Superbe! j'étais passé à côté d'un beau poème...C'est réparé Bravo Cathy !
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