Poème d’un membre
L'accordéoniste
par CathyVoleMembre
Mes pensées tournaient noires et négatives A la vitre du tram, je déprimais Quand il entra j'étais sur l'autre rive Celle où l'on échoue les matins mauvais La toile de nylon tendue sur son ventre Et le sourire de son accent tzigane Réussirent à mon insu à suspendre Les ruminations de mes états d'âme L'homme avait l'oeil vif de son énergie Et les spasmes lents de l'accordéon Sorti de sous sa toile comme par magie Changèrent la destination du wagon Moi qui voyageais de mon monde noir A mon monde clos, je fermai les yeux Et comme la dune atteinte d'une vague rare Je fus frôlée d'un frisson délicieux Ce fut un voyage que ses trois morceaux Tout un festival tiré de sa poche Je reconnus un Besa me mucho Un vent du sud qui soufflait là tout proche C'était tellement bon, cette joie soudaine Née dans la rainure d'un moment perdu Je dus en sourire béatement et même Danser en pensée avec l'inconnu Une connivence singulière nous unit Le temps suspendu de quelques arrêts Je lui offrais une oreille d'amie Lui me faisait oublier qui j'étais La petite pièce qui roula dans son gant Tinta creux en regard de la performance Mais en elle scintillait plus que l'argent Les yeux brillants de ma reconnaissance Avril 2019
Commentaires (1)
Très beau poème, en hommage à ces musiciens Qui quelques minutes durant, nous permettent de Nous évader,nous font rêver puis,s'evaporent. Merci
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