Poème
Ni par les bois les Dryades courantes
Ni par les bois les Dryades courantes, Ni par les champs les fiers scadrons armés, Ni par les flots les grands vaisseaux ramés, Ni sur les fleurs les abeilles errantes, Ni des forêts les tresses verdoyantes, Ni des oiseaux les corps bien emplumés, Ni de la nuit les flambeaux allumés, Ni des rochers les traces ondoyantes, Ni les piliers des saints temples dorés, Ni les palais de marbre élaborés, Ni l’or encor, ni la perle tant claire, Ni tout le beau, que possèdent les cieux, Ni le plaisir pourrait plaire à mes yeux, Ne voyant point le Soleil, qui m’éclaire.
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Trois dieux ichtyomorphes ------------ Au Père sont les profondeurs brûlantes, Cet inframonde où périt la raison ; Des fiers démons les sombres oraisons Quand il est là se font moins virulentes. Le Fils entend les vestales qui chantent, Chacune sur le seuil de sa maison ; Leurs douces voix sont une floraison Apprivoisant les puissances méchantes. L’Esprit-Poisson régit d’autres plaisirs, Avec les trolls il plaisante à loisir ; Cela fit rire un Empereur de Chine. Les poissonniers, hommes de peu de foi, Pour les piéger firent une machine ; Mais ce ne fut qu’un système à la noix.
Sagesse du dieu Pan ---- J'entendis le dieu Qui disait à la Dryade : « On n'est pas de bois. »
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