Poème
Fasse le ciel (quand il voudra) revivre
Fasse le ciel (quand il voudra) revivre Lysippe, Apelle, Homère, qui le prix Ont emporté sur tous humains esprits En la statue, au tableau, et au livre. Pour engraver, tirer, décrire, en cuivre, Peinture, et vers, ce qu’en vous est compris, Si ne pourraient leur ouvrage entrepris Ciseau, pinceau, ou la plume bien suivre. Voila pourquoi ne faut, que je souhaite De l’engraveur, du peintre, ou du poète Marteau, couleur, ni encre, ô ma Déesse ! L’art peut errer, la main faut, l’œil s’écarte. De vos beautés mon cœur soit donc sans cesse Le marbre seul, et la table, et la carte.
Commentaires (1)
Bonne année ------------------ Une nouvelle année qu'il nous va falloir vivre ; Nouveaux cadeaux du sort, qui parfois ont leur prix, Puis quelques occasions d'exercer nos esprits, Ou d'achever un litre, ou d'acheter un livre. Le firmament d'argent, ou de pourpre, ou de cuivre Nous enverra, le soir, ses signaux incompris ; Tout ce que nous aurons par courage entrepris Sera mené à bien, ou devra se poursuivre. Que nos navigations suivent la juste carte, Et que la nef jamais vainement ne s'écarte Malgré les faux appels des malicieux ondins. Tous ces bons lendemains, c'est ce qu'ici vous souhaite Comme il fait chaque année, un apprenti poète Qui voit le beau soleil sur son humble jardin.
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