Poème
Vapeurs de mares
par Maurice ROLLINAT
Le soir, la solitude et la neige s'entendent Pour faire un paysage affreux de cet endroit Blêmissant au milieu dans un demi-jour froid Tandis que ses lointains d'obscurité se tendent. Çà et là, des étangs dont les glaces se fendent Avec un mauvais bruit qui suscite l'effroi ; Là-bas, dans une terre où le vague s'accroît, Des corbeaux qui s'en vont et d'autres qui s'attendent. Voici qu'une vapeur voilée Sort d'une mare dégelée Puis d'une autre et d'une autre encor : Lugubre hommage, en quelque sorte Qui, lentement, vers le ciel mort Monte de la campagne morte.
Commentaires (2)
Seigneur de la mare ------------ Je règne sur l’étang du Pays des Légendes, Aucun autre pouvoir n’existe en cet endroit ; C’est moi qui suis l’arbitre, et la source du droit, Je n’en abuse point, car ma sagesse est grande. Certains de mes pareils se déplacent en bandes, Quant à moi, je vis seul, et pourtant sans effroi. J’ai vu passer ici des jours chauds, des jours froids, Aux caprices de l’air personne ne commande. Nulle révélation ne me fit dévoilée, Nul message ne vient de la nuit étoilée, Sauf l’immobilité du bel astre du Nord. De l’inframonde, si je sois franchir la porte, Tu ne verras faiblir ni frissonner mon corps ; La mort est un repos,cela me réconforte.
Seigneur de la mare ----- (retouche) ------------ Je règne sur l’étang du Pays des Légendes, Aucun autre pouvoir n’existe en cet endroit ; C’est moi qui suis l’arbitre, et la source du droit, Je n’en abuse point, car ma sagesse est grande. Certains de mes pareils se déplacent en bandes, Quant à moi, je vis seul, et pourtant sans effroi. J’ai vu passer ici des jours chauds, des jours froids, Aux caprices de l’air personne ne commande. Nulle révélation ne me fit dévoilée, Nul message ne vient de la nuit étoilée, Sauf l’immobilité du bel astre du Nord. De l’inframonde, si je sois franchir la porte, Tu ne verras faiblir ni frissonner mon corps ; La mort est un repos, cela me réconforte.
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