Poème
Une rose
Cette rose vivait au-dessus du jardin, N’ayant, sur son front pur, qu’une âme pour aigrette, Et ne comprenant rien à la foule secrète Qui se cachait le soir et courait le matin. Aspirant à l’étoile et fuyant le ravin Il lui fallait le ciel pour appuyer sa tête… Cette rose vivait au-dessus du jardin, N’ayant, sur son front pur, qu’une âme pour aigrette. Elle n’avait jamais, pour lire le destin, Effeuillé le cœur d’or d’une humble pâquerette ; Elle n’avait jamais, penchant son cœur lointain, Vu trembler l’herbe folle ou l’herbe d’amourette… Cette rose vivait au-dessus du jardin.
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