Poème
Un jour le Ciel était superbement ému
par Marc PAPILLON DE LASPHRISE
Un jour le Ciel était superbement ému, Quand l'odorante Flore étale sa richesse : Moi - comme bon Chrétien - m'en allé à la Messe Proposant d'amortir l'audace de mon feu : Mais que m'en advint-il ? pardonne-moi, ô Dieu ! J'ai changé ton image en ma belle Maîtresse, Et encore, ô malheur ! si grande était la presse, Qu'on me vit pris d'Amour qui commande en tout lieu. Adoncques j'entendis au milieu de l'Eglise Une sourde rumeur du malheureux Lasphrise, L'un le disait méchant, l'autre plus avisé Remontrait qu'on ne peut surmonter l'indomptable, Qu'Amour, enfant du Ciel, veut être plus prisé, Qu'on doit donc l'accuser, non l'Amant misérable.
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