Poème
Je voudrais bien, pour m'ôter de misère
par Marc PAPILLON DE LASPHRISE
Je voudrais bien, pour m'ôter de misère, Baiser ton oeil - bel Astre flamboyant. Je voudrais bien de ton poil ondoyant Nouer un noeud qui ne se pût défaire, Je voudrais bien ta bonne grâce attraire, Pour me jouer un jour à bon esciant, Je voudrais bien manier ce friant : Aux appétits de mon désir contraire. Je voudrais bien faire encore bien plus, Défendre nu le beau flux et reflux De ta mer douce où l'Amour est Pilote. Je voudrais bien y être bien ancré, Et puis après ayant le vent à gré, Je voudrais bien périr en cette flotte.
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Ambivalence ----------------- Amour est tantôt misère Et tantôt jeu flamboyant ; Soit ferme, ou soit ondoyant, Toujours à faire et défaire. Sa démarche est arbitraire, Son regard est chatoyant ; Il progresse en louvoyant D'une chose à son contraire. Il aime que je sois nu ; Il me préfère vêtu Et même, accoutré de bottes. Il goûte le bleu du ciel, Mais il fait bien mieux son miel Des jours où tombe la flotte.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2014/04/27/ambivalence/
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