Poème
Quand pourrai-je, quittant tous les soins inutiles
par Jean MORÉAS
Quand pourrai-je, quittant tous les soins inutiles Et le vulgaire ennui de l'affreuse cité, Me reconnaître enfin, dans les bois, frais asiles, Et sur les calmes bords d'un lac plein de clarté ? Mais plutôt, je voudrais songer sur tes rivages, Mer, de mes premiers jours berceau délicieux ; J'écouterai gémir tes mouettes sauvages, L'écume de tes flots rafraîchira mes yeux. Ah, le précoce hiver a-t-il rien qui m'étonne ? Tous les présents d'avril, je les ai dissipés, Et je n'ai pas cueilli la grappe de l'automne, Et mes riches épis, d'autres les ont coupés.
Commentaires (2)
J'ai appris ce beau poème quand je suivais des cours de français littéraire en 1958 et je ne l'ai jamais oublié souvenir de ma jeunesse maintenant' j'ai,80,printemps
J ai appris ce joli'poème en 1958 ....j'avais 19ans maintenantn80 ans je ne l'ai jamais oublié
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