Poème
Ce n'est pas vers l'azur ...
par Jean MORÉAS
Ce n'est pas vers l'azur que mon esprit s'envole : Je pense à toi, plateau hanté des chevriers. Aux pétales vermeils, à la blanche corolle, Je préfère le deuil de tes genévriers. Noir plateau, ce qui berce une audace rendue, Ce n'est point le zéphyr sur les flots de la mer, C'est la plainte du vent sur ta morne étendue Où je voudrais songer prisonnier de l'hiver.
Commentaires (2)
Je reste en ce jardin dans la fraîcheur du soir, D'avoir un peu de pluie je caresse l'espoir. L'hirondelle, en son vol, semble appeler l'orage. * Très jeune, j'adorais cet endroit merveilleux Et je l'aime toujours, alors que je suis vieux Et que j'y ai laissé pousser l'herbe sauvage.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2013/07/04/un-jardin/
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