Poème
Paysage
Un cimetière et des troupeaux, C’est ce qu’on voit sur l’autre rive. Les arbres, de verdure vive, Semblent faits avec des copeaux. Côte à côte vont les tombeaux… Un mouton veut qu’un mouton suive… Un cimetière et des troupeaux, C’est ce que l’on voit sur l’autre rive. Ah ! cher village de repos, Qu’elle est loin, la locomotive; Seul, jusqu’à toi, le fleuve arrive; Et tu dors, entre une lessive, Un cimetière et des troupeaux !
Commentaires (1)
Locomotive de dix-huit mètres ---------------------------------- Son moteur se nourrit de l’énergie du vide, D’ailleurs, cela demande un sérieux attirail. On l’entend consumer des neutrinos livides, Dont parfois, l’un s’échappe et transperce les rails. Le moteur est gourmand, mais il n’est pas avide, Ses rouages sont faits d’un solide corail ; Or, ce dispositif est décrit par Ovide Et présent, bien souvent, au centre d’un vitrail. Tout ce vide parfois prend des nuances rouges Et dans ses environs l’antimatière bouge, Ça se produit souvent sur le coup de minuit. Le vieux mécanicien très rarement s’active, Il compte sur l’effort de la locomotive ; Moins on en fait, dit-il, et moins on a d’ennuis.
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