Poème
Pablo Picasso
par Paul ÉLUARD
Les armes du sommeil ont creusé dans la nuit Les sillons merveilleux qui séparent nos têtes. À travers le diamant, toute médaille est fausse, Sous le ciel éclatant, la terre est invisible. Le visage du cœur a perdu ses couleurs Et le soleil nous cherche et la neige est aveugle. Si nous l’abandonnons, l’horizon a des ailes Et nos regards au loin dissipent les erreurs.
Commentaires (1)
Ange invisible ---------- Ma transparence est plutôt belle, Que j’obtins sans faire d’efforts ; Je ne possède aucun trésor, Sinon ma sagesse éternelle. Je suis une forme immortelle, Bien à l’abri des coups du sort : Le vide me tient lieu de corps, Telle est ma loi surnaturelle. Puisque j’échappe à ton regard, Tu dois te montrer plein d’égards ; Ma demande n’est pas risible. Aime-moi jusqu’à ton trépas, Je sais que cela t’est possible Et que tu n’y manqueras pas.
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