Poème
Entre peu d'autres
par Paul ÉLUARD
à Philippe Soupault. Ses yeux ont tout un ciel de larmes. Ni ses paupières ni ses mains Ne sont une nuit suffisante Pour que la douleur s’y cache. Il ira demander Au Conseil des Visages S’il est encore capable De chasser sa jeunesse Et d’être dans la plaine Le pilote du vent. C’est une affaire d’expérience : Il prend sa vie par le milieu. Seuls, les plateaux de la balance...
Commentaires (1)
Balance de sable ---------------- Jour ordinaire ou jour de fête, Je pèse l’ail, le quinoa, Les ingrédients pour l’axoa ; Mon exactitude est parfaite. On trouve dans la supérette De jolis oeufs de léipoa Ainsi que du foie de boa ; Assez peux de gens en achètent. Je pèse les pruneaux du Var Ainsi que les nougats de Gard, Chacun mangera ce qu’il aime. Pour digestif, luxe suprême, Un godet de calva normand ; L’âme s’envole au firmament.
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