Poème d’un membre
Oriflammes
par MokhtarElAmraouiMembre
Comme des feuillets d’almanach, Tes sourires vacillent dans le vent d’automne. Glorieux, le train meuglant Décapite la marguerite. Je ne peux, de mes plaintes, Déposer sur ton autel Les ouragans des grands naufrages. Cette olive diamant Ton essence, ta flamme, ton âme, Bruit en adieux pressés Sous le soleil mégot de crépuscule. Les mouchoirs des mères, Au verdict des sirènes, Deviennent oriflammes Et les guêtres dures rapetissent, se ramollissant Pour s’en aller crever en moues gamines, Dans les boues chaudes des derniers cris, Dans le duvet rapace de l’oubli.
Commentaires (2)
Bienvenue Mokhtar ! Le Partir est un retour de mémoire. C'est un thème très puissant. Bravo pour ces images.
@ATOS Merci pour la chaleur de ton accueil et de ton appréciation de mon poème, très chère poétesse.
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