Poème d’un membre
Calligraphie
par MokhtarElAmraouiMembre
Cils O fleurs de printemps jaunes. Enfant P du peintre aux V papillons sonores. K foetus embaumé de vides râlant du brûlant vrai, Cachots des nombrils. Ventre I de la fièvre sans âges aux paumes frisées. X ma connaissance en gestations dans les continents de l’amorphe. Y son pas de prothèse scintillant sous les crachats du néon cravaté. W ma perte dans le voyage de ton sein de boue rose, Estampes des délires tintants. A retour à la racine effritée, pollen sans mâts. Je t’aime H humaine, en mesures dévoilées, transgressions D’absurdes interdits ! Interdite ma soif dans les temples de leurs censures hygiénistes ! Interdite, ma lucidité aux yeux de marguerite ! F clés bleues des inaudibles fusions avec notre histoire future. M appels des miroirs qui m’aspirent dans la DIMENSION de ton absence. O pétale mon oreille qui fond dans la majorité de ce do mineur Cognant contre les parois tenaces de mon essence de carbone. V fièvre du phare grelottant sous les chaînes d’étoiles. T cette fuite tenace de la couleur entêtée, Suicide du peintre dans son rouge qui ne noircissait pas ! F bardes échevelés aveugles et barbus Qui tentent vainement mais rageusement de la recréer, La couleur sonore, aux vertigineuses saisons, A ces preux qui donnent leurs vies aux roulis du temps, A ces fous aux mèches absentes broyés Sous la marche implacable du vent, A ces feux vénérés dans les temples de l’inachevé ! Inachevée cette toile vile vide et froide.
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