Poème
On s'aimait
par Germain NOUVEAU
On s'aimait, comme dans les romans sans nuage, A Bobino, du temps de « Plaisirs au Village ». Orphée alors chantait des blagues sur son luth ; C'était l'époque où Chose inventait le mot : « Zut ! » Où les lundis étaient tués par Sainte-Beuve. Les Parnassiens charmés rêvaient la rime neuve ; Et cousin Pierre était encore au régiment. Sans prévoir de sa part le moindre embêtement, L'Empereux, au Français, s'invitait chez Molière. Haussmann songeait : Faudra raser la Pépinière !
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Novembre printanier ---------------------------- Dans Saint-Denis, ce jour, novembre est sans nuages ; Quelle sérénité dans les rues du village ! C’est le moment d’errer, sans but, sur les trottoirs, Ou de boire en terrasse un petit café noir. Les vendeurs du marché montrent des choses neuves ; Un buveur au comptoir paisiblement s’abreuve. Une inconnue m’adresse un sourire charmant, Presque un clin d’oeil aussi, mais très discrètement. Dans Saint-Denis, ce jour, chantent les vieilles pierres ; Le carillon produit ses notes coutumières, Le boucher nous instruit des mérites d’un veau Et je songe à des vers faits par Germain Nouveau.
Magistral
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2014/11/23/novembre-printanier/
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