Poème
Je courais la Russie
par Germain NOUVEAU
Je courais la Russie... — Oui, Monsieur, me dit-elle, Jaune et pâle, avec ça toute argot et dentelle ; Un breva dans ses doigts enfume un diamant. Elle reprit : Eh bien, foi de femme qui ment, Quoi ! je trouve, un matin que j'étais seule au monde, Un cigare d'un rond, perdu dans ma profonde, Et qui causait avec de vieilles notes, là. Je l'allumai dans un gai « laï tou la la », Et j'ai connu, par un exil sans espérance, Le charme d'un petit bordeaux — sentant la France !
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