Poème
Odelette à sa maistresse
Je veux aymer ardentement, Aussi veus-je qu'egallement On m'ayme d'une amour ardente : Toute amitié froidement lente Qui peut dissimuler son bien Ou taire son mal, ne vaut rien, Car faire en amours bonne mine De n'aymer point c'est le vray sine. Les amans si frois en esté Admirateurs de chasteté, Et qui morfondus petrarquisent, Sont toujours sots, car ils meprisent Amour, qui de sa nature est Ardent et pront, et à qui plest De faire qu'une amitié dure Quand elle tient de sa nature.
Commentaires (1)
*--*--* ----- Aimer cette maîtresse C'est choisir la détresse.
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