Poème
Mon corps
Corps violent, redoutable, honteux, Corps de poète habitué aux larmes, Qui te secoue ainsi, qui te désarme ? (Bruxelles dort orné de mille feux) Dans le pays de la bonne souffrance (Rappelle-toi cette maison des champs) Archange infirme ivre de ton silence, N'attendais-tu qu'un amour plus pressant ? On connaît bien le gouffre où je me penche, La Muse morte y couche entre ses dieux. Regardez tous (c'est une page blanche) Et enterrez les poètes chez eux.
Commentaires (1)
Ambichien maigre ----------- Je suis nourri d’indigentes pensées, Car il me vient moins d’une idée par jour ; Tu peux le voir, je ne pèse pas lourd, Ma pauvre vie n’est pas bien agencée. Que reste-t-il de ma fougue passée ? Je marche un peu, mais j’ai le souffle court ; On entend moins mon luth de troubadour, Puisque la muse en est presque lassée. C’est mon destin, donc je dois m’incliner, Tout ce qui vit finit par décliner ; De rien ne sert une parole amère. Je vais laisser mes jours s’effilocher, Je vois la fin doucement approcher ; Je le savais, que j’étais éphémère.
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