Poème
Connaissance de l'ivresse
Ô douleur chevelue adossée au comptoir Du vieux cabaret où je fume Belle dame dorée emprisonnant le soir Dans cette lyre qui s'allume Dans la flûte de Pan que forment rayonnantes Les limonades, les liqueurs, A l'aimable madère et aux honteuses menthes Vos yeux empruntent des couleurs. Madame ma douleur d'alcool auréolée Lève de paresseuses mains Reverrons-nous enfin ce corps dans la fumée ? - Cependant qu'aux lueurs du vin Une Muse déjà mortellement blessée S'enivre et hurle comme un chien.
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Antique Taverne ----------------- Saveur des brèves de comptoir, Clarté du trottoir où l'on fume : Il y fait bon vivre le soir, Quand la joie commune s'allume. La tavernière est rayonnante, Le cuisinier, un brin moqueur, Raconte des choses charmantes Que, d'ailleurs, nous savons par coeur. La terrasse est auréolée, Non pas de lys ou de jasmin, Mais d'un nuage de fumée. La muse rit et prend du vin (Pas beaucoup, deux ou trois gorgées) ; Les soucis ? On verra, demain...
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