Poème
L'hirondelle
Je marchais… je cherchais quelque doux raccourci Pour, au clocher voisin, arriver la première. Le vieux berger, au front plus jaune qu’un souci, M’a dit, quand je suivais une rose trémière : « Ne prenez pas par là… et prenez par ici… Ici, c’est le chemin… là-bas, c’est la rivière… » Mais, plus vive que moi et semblant comme un cri S’élancer de mon cœur et du cœur de la terre, L’hirondelle dit au berger : « Ah ! qu’importe de voyager Par l’onde ou parmi les luzarches ; Tout élan conduit aux lumières… Et Pascal a dit : Les rivières Ne sont que des chemins qui marchent ! »
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Sagesse de l'hirondelle ----------------------- Hirondelle, tu sais suivre les raccourcis Que découvrit jadis ton enfance première ; Tu écoutes ton coeur, qui n'est point obscurci Par l'inutile soin d'épargner la lumière.
(...) Tu dis à tes enfants, en petits mots charmants, Comment, dans l’air bien chaud, ouvrir leurs ailes noires, Comment filer dans l’air, sans crainte et sans tourment, Comment danser au ciel, tels des anges de gloire. Puis, l’automne venu, tu es sur le départ, Mais on voit sur le mur ton modeste repaire. L’hiver ne détruit point cet élégant rempart, Car il semble annoncer ton retour, que j’espère. ---------------------------- Temps des hirondelles
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