Poème
Les branches en arceaux ...
par Jean MORÉAS
Les branches en arceaux quand le printemps va naître, Les ronces sur le mur, le pâturage herbeux, Les sentiers de mulets, et cet homme champêtre Qui, pour fendre le sol, guide un couple de boeufs, La nuit sur la jetée où le phare s'allume, Et l'horizon des flots lorsque le jour paraît ; - Qu'importe ! Je respire, ô ville, dans ta brume, La montagne et les champs, la mer et la forêt.
Commentaires (3)
Car la ville respire, et sa chair minérale S'imprègne de senteurs, à l'heure vespérale, Venant du noir terreau de tant de jardins verts. Sous les pavés, ne crois pas trouver une plage, Même si ce fut dit, jadis, par un adage ; C'est un fertile sol qui de pierre est couvert.
Voilà qui fait un sonnet à quatre mains...
Voir ici même "Lorsque sous la rafale", également par Moréas et votre serviteur.
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