Poème
Le forgeron
par Maurice ROLLINAT
Dans sa forge aux murs bas d'où le jour va s'enfuir. Haut, roide, et sec du cou, des jambes et du buste, Il tire, mécanique, en tablier de cuir, La chaîne d'acier clair du grand soufflet robuste. Il regarde fourcher, rougeoyer et bleuir Les langues de la flamme en leur fourneau tout fruste, Et voici que des glas tintent sinistres... juste : Le crépuscule alors vient de s'évanouir. Croisant ses maigres bras poilus, Il songe à celle qui n'est plus. Dans ses yeux creux des larmes roulent. Et le brasier dont il reluit, Sur sa joue osseuse les cuit A mesure qu'elles y coulent.
Commentaires (2)
Étoile de sinople --------------- De cet astre étonnant les planètes s’enfuirent , Sauf la troisième, où vit le rhapsode Porcus Avec son souverain, le roi Diplodocus ; Ces deux gaillards, dit-on, sont de vieux durs à cuire. Ils n’ont presque jamais d’affaires à conduire : Ils retournent la terre, ils plantent des crocus, Ils regardent tomber les feuilles d’un ficus, Ils parlent à l’ondine afin de la séduire. Le dieu de cette étoile est un monstre poilu Qui déchaîne souvent son esprit farfelu ; Quelques sorts malveillants vers la planète roulent. Quand même, on l’aime bien, ce grand astre qui luit, La planète en effet ne serait rien sans lui, Ni son noble jardin où quatre fleuves coulent.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2018/07/08/etoile-de-sinople/
Connecte-toi pour laisser un commentaire.