Poème
Le dernier papillon
Quand ne chante plus le grillon Et qu’on est avant dans l’automne, Quelque matin gris l’on s’étonne De voir un dernier papillon. Plus d’or, d’azur, de vermillon ; Son coloris est monotone ; La cendre dont il se festonne Se mêle au sable du sillon. D’où vient-il ?... et par quelle porte ?... Est-ce, parmi la feuille morte, Le seul des papillons vivants ? Ou, parmi la neige vivante, La petite ombre transparente D’un papillon mort au printemps ?
Commentaires (1)
Cornes de gueules ----------------------- Nous, cornes rouges, nous brillons Sur une très noire personne ; Allons, que nul ne s'en étonne ! Car rien ne vaut le vermillon. La tête que nous habillons De sable et d'argent se festonne ; Riant à chaque heure qui sonne, Elle est gaie comme un papillon. Chef d'un démon de belle sorte, Elle connaît les mille portes De ce grand inframonde obscur ; C'est un démon qui danse et chante Sans aucune intention méchante, Juste amoureux du bel azur.
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