Poème
Le Dédain de Psappha
par Renée VIVIEN
Vous n’êtes rien pour moi. Pour moi, je n’ai point de ressentiment, mais j’ai l’âme sereine. Psappha Vous qui me jugez, vous n’êtes rien pour moi. J’ai trop contemplé les ombres infinies. Je n’ai point de l’orgueil de vos fleurs, ni l’effroi De vos calomnies. Vous ne saurez point ternir la piété De ma passion pour la beauté des femmes, Changeantes ainsi que les couchants d’été, Les flots et les flammes. Rien ne souillera les fonts éblouissants Que frôlent mes chants brisés et mon haleine. Comme une Statue au milieu des passants, J’ai l’âme sereine.
Commentaires (1)
Bonjour, il me semble que ce sont "les fronts éblouissants" et non les fonts ;) Merci à vous
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