Poème
La salle à manger
par Francis JAMMES
De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir
Il y a une armoire à peine luisante qui a entendu les voix de mes grand-tantes qui a entendu la voix de mon grand-père, qui a entendu la voix de mon père. À ces souvenirs l'armoire est fidèle. On a tort de croire qu'elle ne sait que se taire, car je cause avec elle. Il y a aussi un coucou en bois. Je ne sais pourquoi il n'a plus de voix. Je ne peux pas le lui demander. Peut-être bien qu'elle est cassée, la voix qui était dans son ressort, tout bonnement comme celle des morts. Il y a aussi un vieux buffet qui sent la cire, la confiture, la viande, le pain et les poires mûres. C'est un serviteur fidèle qui sait qu'il ne doit rien nous voler. Il est venu chez moi bien des hommes et des femmes qui n'ont pas cru à ces petites âmes. Et je souris que l'on me pense seul vivant quand un visiteur me dit en entrant : - comment allez-vous, monsieur Jammes ?
Commentaires (15)
L'armoire et le coucou, le buffet du vieux temps : Ils contemplent, émus, le fauteuil du grand-père Et la si vieille chaise, et les coussins par terre. Que serais-je sans vous, ô mes meubles d'antan !
vous pouver nous dener des images silvous plais
je suis c est poesie c est bien et
je trouve cette poesi tres touchante . et en plus Jammes est un poete que j ademire
je suis en cm1 et je trouve la poésie tres bien et merveilleuse
magnifique
Cette poésie est très jolie. Je l'ai apprise à l'école. Je suis en CE2.
Cette poésie est touchante et intéressante malgré la tristesse et la mélancolie
Moi aussi je suis en CE2et je l’ai apprise.
Découvert en première , en étudiant les auteurs contemporains pour le Bac...poème très touchant que je n'ai jamais oublié.
Bon travail!
C'est la salle à manger de Vadelaincourt dans la Meuse où Jammes avait été introduit par le poète Charles Guérin, cousin de la famille Génin, propriétaire de la maison. Cette maison a été vendue tout récemment. Elle était dans la famille depuis 200 ans. Elle a abrité pendant la Grande Guerre l'Etat major de l'immense hôpital construit sur la propriété pour recueillir les blessés de Verdun, situé à 15km.
Poème offert par mes nos institutrices dans les années 60 à Annemasse... Inoubliable... Après 55ans, magnifique poème très douloureux... Mon frère témoin de jeova à donner tous les meubles dans la famille maternelle depuis au moins 5 générations... Grande violence et souffrance ... Idem pour les bijoux, souvenirs d'un sou mais tellement précieux... Gardez les trésors de famille... Ecrivez qq mots sur l'origine... Passez à vos petits-enfants, cousins...
merci à Marie-Clotide pour son message, J'ai écrit des centaines de poèmes pour Jammes elle peut se les procurer Bien amicalement à vous guy
bonjour je cherche l'adresse de Marie Clotide Génin merci poétiquement à vous guy
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