Poème
À Jeanne Fort
par Francis JAMMES
De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir
Cette nouvelle m’arrive à la Fête-Dieu. Jeanne, c’est l’époque où les blés sont bleus, Jeanne, les petites filles douces à faire pleurer se préparent à chanter en foulant les campanules gorgées d’azur. Avec de l’eau sucrée (on donne le sucre) on sépare leurs cheveux en beaucoup de petites tresses pures... Ô enfant ! Jeanne, sois bénie de Dieu, car la procession va chanter dans mon âme et, le jour où j’apprends ta naissance, les grandes feuilles des lisières des bois reposés se recueillent. 20 juin 1897.
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