Poème
Je sais que tu es pauvre...
par Francis JAMMES
De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir
Je sais que tu es pauvre : tes robes sont modestes. Mine douce, il me reste ma douleur : je te l’offre. Mais tu es plus jolie que les autres, ta bouche sent bon — quand tu me touches la main, j’ai la folie. Tu es pauvre, et à cause de cela tu es bonne ; tu veux que je te donne des baisers et des roses. Car tu es jeune fille : les livres t’ont fait croire et les belles histoires, qu’il fallait des charmilles, des roses et des mûres, et les fleurs des prairies ; que dans la poésie on parlait de ramures. Je sais que tu es pauvre : tes robes sont modestes. Mine douce, il me reste ma douleur : je te l’offre. 1888.
Commentaires (1)
J'aimerais avoir un plan détaillé s'il vous plaît c'est urgent c'est pour demain matin
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