Poème
Est-elle almée ?
par Arthur RIMBAUD
Est-elle almée ?... aux premières heures bleues Se détruira-t-elle comme les fleurs feues... Devant la splendide étendue où l'on sente Souffler la ville énormément florissante ! C'est trop beau ! c'est trop beau ! mais c'est nécessaire - Pour la Pêcheuse et la chanson du Corsaire, Et aussi puisque les derniers masques crurent Encore aux fêtes de nuit sur la mer pure !
Commentaires (3)
J'ai cette vieille lettre écrite au stylo bleu Où « le rêve d'un rêve » est évoqué par jeu ; Parfois, je sens en moi sa magie agissante Qui du rêve a fixé les images glissantes. C'est beau de la relire, et c'est bien nécessaire ; Et je mets à profit les jours d'anniversaire Pour graver tous ces mots, comme sur un air pur, Comme sur l'air du soir, quand il devient obscur.
J’adore
Sobriété d’un oiseau ---------- Je n’ai besoin que du strict nécessaire, Un fruit souvent de la faim m’a sauvé ; Sinon, je prends ce que je peux trouver, Sachant opter pour tout et son contraire. Il fut ainsi, mon aimable grand-père Qui par les dieux toujours fut approuvé ; D’une fraîche eau nous fûmes abreuvés, Ou de moins pure, issue de la gouttière. Nos coeurs d’oiseaux sont d’un noble métal, Tu n’y verras nul sentiment brutal ; Notre sagesse en la clarté se fonde. Je suis frugal, mais je suis bon vivant ; Pour voyager, je vais au gré des vents, J’aime la steppe et la forêt profonde.
Connecte-toi pour laisser un commentaire.