Poème
Durant l'esté, par le vergier grillé
Durant l'esté, par le vergier grillé, Les tendres fleurs sous la nuit blandissante Vont redressant leur tresse fanissante, Qui ja pleuroyt son honneur depouillé. D'amour ainsi mon esprit travaillé, Qui ja quittoyt ma vie languissante, Reprit vigueur par la force puissante Du restaurant qu'ores tu m'as baillé. Doux restaurant, dousucrée ambrosie, Qui ne doyt rien a celle qui es cieux Des immortelz la bouche resazie, Plus doux manger ne gouttent, non les dieux : Si ce repas me sustente la vie, Je ne seray sus le leur envieux.
Commentaires (1)
Prendre un café au comptoir -------------- Le tavernier s’agite avec vigueur, Du monde est là, les commandes font rage ; Un tel métier requiert un vrai courage, Point ne suffit d’être un joyeux blagueur. La tavernière a des propos charmeurs, On la dirait d’Aphrodite l’image ; Je suis séduit par son gentil ramage Par sa finesse et par sa bonne humeur. Les clients sont des chercheurs de lumière, Comme on en voit dans un verre de bière ; Ici, l’on boit ce qu’on trouve de mieux Grande folie ont leurs têtes chenues, Avec un grain de sagesse ténue ; Jeunes rêveurs et braves petits vieux.
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