Poème
Avec les pistolets...
par Francis JAMMES
De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir
Avec les pistolets aux fontes, il monte, il monte, il monte, il monte, monte la côte de la route, le soir dans la campagne rousse. Chapeau tricorne : il est marquis ; relevés sont ses pans d’habit. Du tricorne une roide tresse tombe et en avant il se baisse. Il est rasé, rasé, rasé, a les yeux bleus, un rouge nez. Et il arrive près d’un bois : il écoute, écoute des voix. Les maisons sont loin, dans du bleu, sur le coteau rayé de feu. « Bourse ou vie ! » quelqu’un a crié... Il se dresse sur ses étriers. Et ses mains garnies de dentelles fouillent les fontes de sa selle. Et il prend les lourds pistolets aux canons de cuivre ouvragés. Et à deux mains, à droite, à gauche, il tire, roide comme roche. Le pistolet pète et crache un tas de feu avec un grand fracas. Et il continue et il monte avec sa queue derrière le cou, avec ses pistolets aux fontes, le chemin qui mène à Ramous. 1888
Commentaires (4)
Le bandit, le félon, L'assassin, le larron Dressé sur son cheval, Franchit le mont, le val Et les pires endroits. Au loin sonnent trompettes, Et quand son cheval pète, On dirait un canon Pour défendre le nom De ce fou peu banal, Et dont le sort fatal Fera qu'un jour il danse Au gré de la potence.
:) Un bandit un hors-la-loi tête mise à prix dans 33 états trouva-t-une fois au coin d’un bois un panda saignant du bras et quasi perdant la vie Pris de pitié le bandit le banda mais bras retapé le panda le pendit !
Superbe reprise ! Bravo.
Fable inspiré par autre chose à la vérité... mais voyant qu'il y avait concours de pistoléros je n'ai pu m'empêcher de la resservir...
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