Poème
Vous qui jamais ne me quittâtes…
Vous qui jamais ne me quittâtes, je vous salue, antiques sarcophages que l’eau heureuse des jours romains parcourt en chanson pèlerine. Ou ces autres, aussi ouverts que l’œil d’un pâtre joyeux qui s’éveille, — dedans pleins de silence et de lamiers — d’où s’échappaient des phalènes enivrés ; toutes celles que l’on arrache au doute je les salue, bouches rouvertes, mais qui ont su déjà ce que taire veut dire. Le savons-nous, amis ? Ne le savons-nous point ? L’heure hésitante forme l’un et l’autre dans le visage humain.
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