Poème
Tu parles
Tu parles de ton âge, de tes fils de soie blanche. Regarde tes mains pétales de laurier-rose, ton cou le seul pli de la grâce. J'aime les cendres sur tes cils tes paupières, et tes yeux d'or mat et tes yeux Soleil sur la rosée d'or vert, sur le gazon du matin Tes yeux en Novembre comme la mer d'aurore autour du Castel de Gorée. Que de forces en leurs fonds, fortunes des caravelles, jetées au dieu d'ébène ! J'aime tes jeunes rides, ces ombres que colore d'un vieux rose Ton sourire de Septembre, ces fleurs commissures de tes yeux de ta bouche. Tes yeux et ton sourire, les baumes de tes mains le velours la fourrure de ton corps Qu'ils me charment longtemps au jardin de l'Eden Femme ambiguë, toute fureur toute douceur. Mais au coeur de la saison froide Quand les courbes de ton visage plus pures se présenteront Tes joues plus creuses, ton regard plus distant, ma Dame Quand de sillons seront striés, comme les champs l'hiver, ta peau ton cou ton corps sous les fatigues Tes mains minces diaphane, j'atteindrai le trésor de ma quête rythmique Et le soleil derrière la longue nuit d'angoisse La cascade et la même mélopée, les murmures des sources de ton âme. Viens, la nuit coule sur les terrasses blanches, et tu viendras La lune caresse la mer de sa lumière de cendres transparentes. Au loin, reposent des étoiles sur les abîmes de la nuit marine L'Île s'allonge comme une voie lactée. Mais écoute, entends-tu? les chapelets d'aboiements qui montent du cap Manuel Et monte du restaurant du wharf et de l'anse Quelle musique inouïe, suave comme un rêve Chère !....
Commentaires (3)
Premier gaou n'est pas gaouo
c'est deuxième gaou qui est gaouo
Fonction du poète quel idee generale
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