Poème
Le salut du jeune soleil
Le salut du jeune soleil Sur mon lit, la lumière de ta lettre Tous les bruits qui fusent du matin Les cris métalliques des merles, les clochettes des gonoleks Ton sourire sur le gazon, sur la rosée splendide. Dans la lumière innocente, des milliers de libellules Des frisselants, comme des abeilles d'or ailes noires Et comme des hélicoptères aux virages de grâce et de douceur Sur la plage limpide, or et noir les Tramiae basilares Je dis la danse des princesses du Mali. Me voici à ta quête, sur le sentier des chats-tigres. Ton parfum toujours ton parfum, de la brousse bourdonnant des buissons Plus exaltant que l'odeur du lys dans sa surrection. Me guide, ta gorge odorante, ton parfum levé par l'Afrique Quand sous mes pieds de berger, je foule les menthes sauvages. Au bout de l'épreuve et de la saison, au fond du gouffre Dieu ! que je te retrouve, retrouve ta voix, ta fragrance de lumière vibrante.
Commentaires (1)
Fugacité -------- Sur nos planètes règne un soleil hasardeux, Nous pensons qu’il en vient à ses heures dernières ; Soyons reconnaissants pour sa faible lumière, Il est usé par l’âge, et ce n’est pas honteux. L’homme s’essouffle aussi quand il devient trop vieux, Lui qui ne pourra pas revenir en arrière ; Il perd son arrogance et sa flamme guerrière, Il devient plus modeste, et cela, c’est tant mieux. Certains rêvent d’un monde où les âmes s’envolent, Car ils furent séduits par de saintes paroles ; D’autres préfèreront se débrouiller sans Dieu. Le soleil songe-t-il à sa folle jeunesse ? Vainement sur ce point j’interroge les cieux, Je ne suis pas certain d’avoir la bonne adresse.
Connecte-toi pour laisser un commentaire.