Poème
Tu ne crains la fureur de ma plume animée
Tu ne crains la fureur de ma plume animée, Pensant que je n'ai rien à dire contre toi, Sinon ce que ta rage a vomi contre moi, Grinçant comme un mâtin la dent envenimée. Tu crois que je n'en sais que par la renommée, Et que quand j'aurai dit que tu n'as point de foi, Que tu es affronteur, que tu es traître au roi, Que j'aurai contre toi ma force consommée, Tu penses que je n'ai rien de quoi me venger, Sinon que tu n'es fait que pour boire et manger : Mais j'ai bien quelque chose encore plus mordante. Et quoi ? l'amour d'Orphée ? et que tu ne sus onc Que c'est de croire en Dieu ? non. Quel vice est-ce donc ? C'est, pour le faire court, que tu es un pédante.
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La plume sans encrier --------------- Par je ne sais quels sorts ma plume est animée, Car il lui faut toujours chanter je ne sais quoi ; Et mon vocabulaire est plus savant que moi, Par qui sont la sagesse et l’audace mimées. Or, je veux être ainsi, rimeur sans renommée, Qui dans cette espérance ai mis toute ma foi ; Ainsi, jour après jour, faible et forte à la fois, En ce jeu d’écriture est ma vie consommée. Tu penses qu’il vaut mieux des plaisirs vendanger, Bâtir une maison, courir, boire et manger ; Mais j’aime cent fois plus ma muse décadente. Or, que peut faire ici la muse avec le porc? Comment interpréter cet étrange rapport ? J’en sais une raison, qui n’est pas évidente.
Plumes de juin ------------------ Plumes par l’amour animées, Ou même par d’autres émois ; Les muses proposent des lois Pour leurs promenades rimées. Ils semblent partis en fumée, Les petits bonheurs d’autrefois ; Mais leur remembrance, ma foi, N’est pas encore consumée. Tout est changé, rien n’a changé ; Cette année, tu dois vendanger, Comme les années précédentes. Lis les mots des poètes morts, Car ces défunts sont restés forts Et leur flamme est toujours ardente.
Plume nonchalante ------------ Plume de paresse animée, C’est le temps du manque de foi , J’écris un peu n’importe quoi, Une chose mal exprimée. Avec ma muse mal famée J’imite un sonnet d’autrefois ; Vraiment, je ne fais pas le poids, Ma déchéance est proclamée. Les mots me sont comme étrangers, Donc je peine à les arranger ; C’est une stratégie perdante. Je vois des choses quand je dors, ; Au réveil, ça ne va pas fort, Maudite plume décadente.
plume au cul plutôt !
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