Poème
Toi, mon ami…
s’adresse à un chien Toi, mon ami, tu es solitaire, car… Nous nous approprions par des mots et des gestes le monde peu à peu : sans doute n’est-ce que sa plus dangereuse et sa plus faible part. Qui désigne du doigt une odeur ? — Pourtant des forces qui nous menaçaient tu en flaires beaucoup. — Les morts, tu les connais ; les sorts et maléfices te font peur. Vois, il s’agit qu’ensemble nous supportions ce monde morcelé, comme s’il était tout. A t’aider j’aurai peine. Et garde-toi surtout de m’implanter dans ton cœur. Trop tôt je grandirais. Mais prenant la main de mon maître, je dirai : Seigner, voici. C’est Esaü dans sa toison.
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