Poème
Si mes écrits, Ronsard, sont semés de ton los
Si mes écrits, Ronsard, sont semés de ton los, Et si le mien encor tu ne dédaignes dire, D'être enclos en mes vers ton honneur ne désire, Et par là je ne cherche en tes vers être enclos. Laissons donc, je te prie, laissons causer ces sots, Et ces petits galants, qui, ne sachant que dire, Disent, voyant Ronsard et Bellay s'entr'écrire, Que ce sont deux mulets qui se grattent le dos. Nos louanges, Ronsard, ne font tort à personne : Et quelle loi défend que l'un à l'autre en donne, Si les amis entre eux des présents se font bien ? On peut comme l'argent trafiquer la louange, Et les louanges sont comme lettres de change, Dont le change et le port, Ronsard, ne coûte rien.
Commentaires (1)
Oiseau paléographe --------- Je suis plus savant qu’un corbeau, Même en sumérien je sais lire ; Je lis ce quine veut rien dire Et je le commente, et c’est beau. Je lis, je suis loin d’être sot, Souvent il m’arrive de rire ; Cela peut m’aider pour écrire, Même de très jolis morceaux. Mes mots n’intéressent personne; Mais quant à moi, je m’en tamponne, Ça me plaît, ça me fait du bien. Je ne veux aucune louange, Je ne donne rien en échange ; Et même, plutôt, moins que rien.
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