Poème
Sens, tranquille ami…
Sens, tranquille ami de tant de larges, combien ton haleine accroît encor l’espace. Dans les poutres des clochers obscurs, laisse-toi sonner. Ce qui t’épuise devient fort par cette nourriture. Va et viens dans la métamorphose. Quelle est ta plus pénible expérience ? S’il te semble amer de boire, fais-toi vin. Sois dans cette nuit de démesure la force magique au carrefour des sens, et le sens de leur rencontre singulière. Que si le destin terrestre un jour t’oublie, à la calme terre, dis : je coule. A l’eau vive, dis : je suis.
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Le dernier des sonnets à Orphée ____________________ Pays de Poésie, 20-9-13 ------------------- Calme ami des lointains, peux-tu sentir Combien ton souffle amplifie cet espace ? Aux poutres du clocher, vont retentir Les carillons. Ton prédateur vorace Ainsi nourri gagne une force neuve. Sors et entre à nouveau, change sans fin. Quelle fut ta plus torturante épreuve ? Si boire est amertume, sois le vin. Sois cette nuit, par le débordement De la magie des sens en croisement, De leur coïncidence, un sens déduit. Si oublié de Terre te trouvais, Dis à la calme Terre : Je m’en vais ; Mais dis au flot précipité : Je suis.
Gyrovague tranquille -------- Je me promène dans ma ville En marchant assez lentement ; Par ce paisible mouvement Je ménage mon corps sénile. Moi qui suis vieux,je suis fragile, Tu vois frémir mes ossements ; Ils s’en iront prochainement Rejoindre l’adamique argile.. C’est ainsi, je peux l’accepter ; Je m’efforce de profiter De mes derniers restes de flamme. Pas d’ornements pour mon tombeau, Pas même un petit calligramme ; S’il est très sobre, il sera beau.
oui j'ai fait aussi le Giro et sur les vagues rejoint Anquetil !
oui j'ai fait aussi le Giro vaguement tranquille sur mes quilles !
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