Poème
Sacrés coteaux, et vous saintes ruines
Sacrés coteaux, et vous saintes ruines, Qui le seul nom de Rome retenez, Vieux monuments, qui encor soutenez L'honneur poudreux de tant d'âmes divines : Arcs triomphaux, pointes du ciel voisines, Qui de vous voir le ciel même étonnez, Las, peu à peu cendre vous devenez, Fable du peuple et publiques rapines ! Et bien qu'au temps pour un temps fassent guerre Les bâtiments, si est-ce que le temps Oeuvres et noms finablement atterre. Tristes désirs, vivez doncques contents : Car si le temps finit chose si dure, Il finira la peine que j'endure.
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La cruche et l’anticruche ------------- Dans un reflet, l’anticruche on devine. Craignez son eau, car si vous en prenez, De cauchemars vous serez malmené ; L’eau de la cruche est pure et cristalline. Pourquoi ces deux sont-elles ainsi voisines ? Or, de cela, si vous vous étonnez, L’explication, je pourrai la donner, Ou tout du moins, celle que j’imagine. Ces deux objets, rapportés d’une guerre Dans les fourgons d’un voyageur du temps, Ne viennent point de la planète Terre. L’explorateur les a payés comptant Pour les poser dans cette devanture En souvenir de sa belle aventure.
La cruche et l’anticruche --- « Pourquoi ces deux sont-elles des voisines ? » (cinquième vers).
Planète Kettenheim ----------------- Des habitants, peut-être on les devine, Et parlez-leur si vous les comprenez ; Qui autrement vous peuvent malmener, Ce nonobstant, leur âme est cristalline. Or, de la nôtre elle n’est point voisine, Ce qui n’a point de quoi nous étonner ; Car dans les cieux clairement ordonnés Sont plus de points que tu n’en imagines. Donc, avec eux nous n’aurons pas la guerre, Sauf si le veut un voyageur du temps, Un de Vénus, de Mars ou de la Terre. D’être inconnus, ces gens fiers et contents Boivent leur thé sous de belles tentures, Peu désireux de la moindre aventure.
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