Poème
Celle que Pyrrhe et le Mars de Libye
Celle que Pyrrhe et le Mars de Libye N'ont su dompter, cette brave cité Qui d'un courage au mal exercité Soutint le choc de la commune envie, Tant que sa nef par tant d'ondes ravie Eut contre soi tout le monde incité, On n'a point vu le roc d'adversité Rompre sa course heureusement suivie : Mais défaillant l'objet de sa vertu, Son pouvoir s'est de lui-même abattu, Comme celui que le cruel orage A longuement gardé de faire abord, Si trop grand vent le chasse sur le port, Dessus le port se voit faire naufrage.
Commentaires (1)
Un goinfre hybride --------- De l’aigle-porc la soif inassouvie Est bien la soeur de sa voracité ; Puis il a l’air de s’en féliciter, Car il nous dit qu’il aime faire envie. Or, sa compagne est loin d’être ravie Qu’un tel monstre ait tant de capacité ; Elle proteste avec férocité, Vaine fureur, de nul effet suivie. Mais peut-on lui trouver une vertu ? Un tel sujet longtemps fut débattu, Sans qu’il en pût sortir un arbitrage. Donc, avec lui n’ayez pas de rapports, C’est déplaisant, quand même, un aigle-porc, Pour les humains, sa vue est un outrage.
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