Poème
Royalement, peut-être en vain
par Anna de NOAILLES
Royalement, — peut-être en vain, — Car, hélas ! à l’heure qu'il est J'ignore encor ce qui te plait, Je t'ai fait des cadeaux divins ! Sans que tu puisses t’en douter, Et comme un jardin pour les dieux, Mon cœur te situe au milieu De tous mes immortels étés. Et cependant que sous ton toit Tu ne rêves peut-être à rien, Je vois d'un œil aérien Ce grand ciel que j’ai mis sur toi...
Commentaires (1)
Merci pour ce joli poème.
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