Poème
Puisque le cœur même, et le temps
par Anna de NOAILLES
Puisque le cœur même, et le temps, Et les chétives circonstances Peuvent altérer la constance, J’ai bien fait de t'aimer autant ! J’ai bien fait de graver mon âme Sur le joyau de ton regard, Pour qu'un jour toi-même réclames Contre les assauts du hasard, Pour que jamais plus tu n'oublies Cette chaîne des yeux mêlés, Ces flambeaux perforants qui lient Deux corps avides et comblés. — L’orgueilleuse et calme décence Qui succède à la volupté Vient de ce que la conscience Veut que ce qui fut ait été...
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