Poème
Puisque je ne puis pas savoir
par Anna de NOAILLES
Puisque je ne puis pas savoir Ce que tu penses, je t'écoute; Ta voix en vain peut se mouvoir, Je poursuis mon songe et mon doute. Tu m'étonnes en étant toi, En ayant ton élan, ta vie; Je me sens toujours desservie Par ce que tu prétends ou crois. — Mais quelquefois, dans le silence, Je sens, comme une calme chance, Se révéler notre unité, Et j'entends les mots que tu penses Et que je n'ai pas écoutés...
Connecte-toi pour laisser un commentaire.