Poème
Printemps
par Paul ÉLUARD
Il y a sur la plage quelques flaques d’eau Il y a dans les bois des arbres fous d’oiseaux La neige fond dans la montagne Les branches des pommiers brillent de tant de fleurs Que le pâle soleil recule C’est par un soir d’hiver dans un monde très dur Que je vis ce printemps près de toi l’innocente Il n’y a pas de nuit pour nous Rien de ce qui périt n’a de prise sur toi Et tu ne veux pas avoir froid Notre printemps est un printemps qui a raison.
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Ciel de printemps -------------------- Le vent s'est radouci, caressant les roseaux, Le soleil met la joie sur les façades blanches ; Marchez tranquillement, promeneurs du dimanche, Marchez paisiblement, au rythme des oiseaux. Puisque ce jour d'hiver daigne être un peu moins dur, Soyez de purs oisifs, cultivez l'innocence : Il est là pour cela, ce village de France, Et ses sombres trottoirs, et son grand ciel d'azur.
Hop ! Me voilà partie dans ces arbres fous d'oiseaux. Danny Lafferière n'aurait il pas repris à sa manière ces mots pour un titre de livre? Ciel de Printemps, c'est très chouette vos deux strophes. Le tout est très paisible.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2015/02/08/ciel-de-printemps/
Calme printemps ------------ Revient une saison d’amour, Le vent caresse les brindilles ; Un oiseau fonde une famille, Un chat braconne aux alentours. Le beau papillon fait sa cour À la papillonne gentille ; Par la suite, quelques chenilles Dans ce jardin verront le jour. La fleur, couverte de rosée, Voudra quand même être arrosée ; Ce qui pousse veut rester vert. Les yeux du jardinier candide Contemplent cet herbage humide Qui ne pense plus à l’hiver.
bonjour mes poèmes n'ont toujours pas été valdés après 3 semaines... j'attends leur validation avec impatience merci
Au modérateur du site bonjour, mes poèmes n'ont toujours pas été validés après 3 semaines... j'attends leur validation avec impatience merci
Printemps des morts -------- Avril veut que chacun sourie, Sauf, cependant, les disparus ; L’éclat du soleil s’est accru Et les pelouses sont fleuries. Au cimetière un rêveur prie, Parlant à des dieux inconnus ; Son coeur voudrait se mettre à nu Devant Notre Dame, Marie. À la chapelle on brûle un cierge, Il y plane des âmes vierges ; C’est bientôt le Printemps des Morts. Au jardin les fleurs sont écloses, Toute vigueur quitte mon corps ; Vient un silence, fin des gloses.
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