Poème
Pour l’album de Mme H. Mercier
Avant d’écrire un mot sur cette page blanche, Auprès d’elle, en rêvant, j’ai promené mon œil ; Et, sur ce frais vélin où tant d’amour s’épanche, L’avouerai-je ? j’ai craint de trouver un écueil. J’hésite encore, ainsi qu’un oiseau sur la branche ; Mais, puisque de ce temple il faut franchir le seuil, Je m’exécute, et risque une parole franche, En songeant à celui dont vous êtes l’orgueil. Car vous aimez, madame, un homme au cœur d’élite ; Votre âme suit son âme en fidèle acolyte, Répandant sur sa vie un vase au doux parfum ; Et, lorsque l’on vous voit si charmante et si bonne, On sent qu’il a voulu mêler, dans sa couronne, La fleur de poésie aux lauriers du tribun. (1877)
Connecte-toi pour laisser un commentaire.