Poème
Portrait intérieur
Ce ne sont pas des souvenirs qui, en moi, t'entretiennent ; tu n'es pas non plus mienne par la force d'un beau désir. Ce qui te rend présente, c'est le détour ardent qu'une tendresse lente décrit dans mon propre sang. Je suis sans besoin de te voir apparaître ; il m'a suffi de naître pour te perdre un peu moins.
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Inspiratrices --------------- En rêve ou en souvenir Quelques muses s'entretiennent De leurs chansons, et des miennes, Reflets de lointains désirs. Si étrangement présentes, Avec quel visage ardent ! J'entends leur parole lente Et je sens tiédir mon sang. Ai-je donc vraiment besoin De les voir ainsi paraître ? L'amour mort ne peut renaître, Il s'exprime, néanmoins.
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