Poème
02 - Verger
Vers quel soleil gravitent tant de désirs pesants ? De cette ardeur que vous dites, où est le firmament ? Pour l'un à l'autre nous plaire, faut-il tant appuyer ? Soyons légers et légères à la terre remuée par tant de forces contraires. Regardez bien le verger : c'est inévitable qu'il pèse ; pourtant de ce même malaise il fait le bonheur de l'été.
Commentaires (1)
V = gt ------- Newton, comme un ermite Ou comme un paysan, Loin des gens qui s'agitent, Scrute le firmament. La lune en la nuit claire, Au travers d'un cristal ; Pomme, lourde ou légère, Au trajet vertical. Newton en son verger Calcule ce que pèsent Les fruits qu'il va manger Sous cette lune anglaise.
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